Quelles sont les erreurs fréquentes en anglais et comment les corriger
Erreurs fréquentes en anglais et stratégies de correction
Les erreurs fréquentes en anglais suivent des schémas prévisibles : elles touchent surtout les articles, les temps verbaux, l’ordre des mots, les prépositions et les faux amis. Les corriger devient beaucoup plus simple quand on identifie le type d’erreur, sa cause probable et le bon réflexe de révision.
Types d’erreurs fréquentes
1. Erreurs grammaticales
Les erreurs grammaticales sont parmi les plus courantes chez les apprenants d’anglais. Les plus fréquentes incluent :
- Accord sujet-verbe : par exemple, “He go to school” au lieu de “He goes to school”. 11
- Emploi des temps verbaux : confusion entre le passé simple et le présent parfait, comme “I have seen him yesterday” au lieu de “I saw him yesterday”. 14
- Utilisation des articles : omission ou emploi incorrect de “a”, “an”, ou “the”, notamment chez les apprenants dont la langue maternelle n’a pas de système d’articles. 12, 14
Les articles posent un problème particulier parce que l’anglais les utilise dans des contextes très réguliers mais peu intuitifs au début. “A” et “an” servent à introduire une information nouvelle ou non spécifique, tandis que “the” renvoie à quelque chose d’identifiable dans le contexte. La différence entre “I saw a dog” et “I saw the dog” change donc le niveau de précision, même si les deux phrases sont grammaticalement correctes.
Le présent parfait et le passé simple sont aussi une source d’erreurs récurrentes. En anglais, le passé simple place l’action dans un moment terminé du passé : “I saw him yesterday”. Le présent parfait relie l’action au présent ou à une période non terminée : “I have seen him today”. L’adverbe de temps donne souvent l’indice décisif.
2. Erreurs lexicales et de vocabulaire
Ces erreurs incluent :
- Choix inapproprié de mots (faux amis ou traduction mot à mot), comme utiliser “library” au lieu de “bookstore”.
- Confusion entre mots homophones : “their” / “there” / “they’re”, “your” / “you’re”. 16
Les faux amis sont particulièrement trompeurs parce qu’ils ressemblent à un mot connu sans avoir le même sens. “Actually” signifie “en fait”, pas “actuellement”. “Sensible” veut dire “raisonnable” ou “prudent”, pas “sensible” au sens émotionnel. Ce type d’erreur donne souvent une phrase grammaticalement correcte mais lexicalement fausse.
Les homophones, eux, sont surtout un problème à l’écrit. “Their” exprime la possession, “there” indique un lieu ou une existence, et “they’re” est la contraction de “they are”. De même, “your” marque la possession et “you’re” correspond à “you are”. La meilleure correction passe par la lecture de la phrase à voix haute avec la forme développée : si “you are” fonctionne, alors “you’re” est la bonne forme.
3. Erreurs syntaxiques et de structure
- Ordre des mots incorrect : par exemple, “I yesterday went to school” au lieu de “I went to school yesterday”. 14
- Phrases incomplètes (fragments) ou fusions de phrases. 12
L’anglais suit généralement un ordre très stable : sujet + verbe + complément. Quand un élément de temps, de lieu ou de fréquence est ajouté, il se place souvent après le verbe principal ou en fin de phrase : “I went to school yesterday”, “She usually drinks tea in the morning”. Les inversions calquées sur d’autres langues donnent rapidement une phrase peu naturelle, même si chaque mot est correct.
Les fragments de phrase apparaissent quand une idée n’a pas de verbe principal ou reste dépendante d’une autre proposition : “Because I was late.” Une fusion de phrases, au contraire, assemble deux phrases complètes sans séparation claire : “I was late I missed the bus.” Ces erreurs sont fréquentes dans l’écriture rapide, mais elles se corrigent bien avec une relecture systématique centrée sur le verbe principal de chaque proposition.
4. Erreurs orthographiques et de ponctuation
- Fautes d’orthographe fréquentes dues à la prononciation, comme “recieve” au lieu de “receive”.
- Mauvaise utilisation de la ponctuation, notamment des virgules et des points. 12
L’orthographe anglaise est particulièrement piégeuse parce qu’elle ne suit pas toujours la prononciation. “Receive” conserve l’ordre “ei” malgré le son /iː/, tandis que “because”, “definitely” ou “necessary” contiennent des séquences de lettres qui ne se lisent pas comme elles s’écrivent intuitivement. Pour les mots très fréquents, la mémorisation visuelle compte davantage que la règle.
La ponctuation change aussi la lisibilité. Une virgule mal placée peut rendre une phrase ambiguë, tandis qu’un manque de point produit un bloc difficile à suivre. En anglais écrit, la virgule s’emploie avec plus de retenue qu’en français dans de nombreux cas ; une phrase simple et claire vaut souvent mieux qu’une accumulation de virgules.
Origines des erreurs
Les erreurs proviennent souvent de :
- L’interférence de la langue maternelle : les structures grammaticales ou les habitudes d’écriture de la langue d’origine influencent négativement l’apprentissage de l’anglais. 1
- Une connaissance limitée de la grammaire anglaise ou un manque de pratique. 12
- L’attention insuffisante aux détails lors de l’écriture (négligence). 12
L’interférence de la langue maternelle se voit très clairement chez les apprenants dont la langue organise différemment la phrase. En espagnol, en français, en italien, en allemand, en russe, en ukrainien, en chinois ou en japonais, certains éléments peuvent être omis, déplacés ou exprimés autrement qu’en anglais. Résultat : l’apprenant transfère naturellement des habitudes valables dans sa propre langue, mais inadaptées en anglais.
Le manque de pratique joue un rôle majeur parce que la correction d’erreurs n’est pas seulement théorique. Les formes grammaticales les plus stables sont celles qui ont été répétées dans des contextes variés : questions, réponses rapides, récits au passé, descriptions, dialogues. La pratique active de conversation accélère souvent cette consolidation parce qu’elle oblige à mobiliser la forme correcte en temps réel, et non seulement à la reconnaître dans un exercice.
Stratégies de correction
Voici des approches efficaces pour corriger et réduire ces erreurs :
- Auto-correction guidée : Encourager les apprenants à relire leurs textes et à identifier eux-mêmes leurs erreurs avant toute correction externe. 4
- Correction collective : Travailler en groupe pour analyser des erreurs types, ce qui renforce la prise de conscience linguistique. 4
- Révision systématique : Insister sur la relecture attentive des productions écrites avant soumission. 4
- Utilisation de règles explicites : Formuler des règles grammaticales claires (par exemple, “Les verbes en troisième personne du singulier prennent un -s au présent”) aide à corriger avec précision. 6
- Pratique ciblée : Des exercices spécifiques sur les points faibles (temps verbaux, articles, etc.) renforcent les compétences. 11
Une correction efficace suit souvent un ordre simple : repérer le type d’erreur, comprendre pourquoi elle apparaît, puis la réentraîner dans des phrases courtes. Corriger uniquement le résultat final est moins utile que corriger le schéma lui-même. Par exemple, si “have seen yesterday” revient régulièrement, le problème n’est pas seulement un mot mal choisi, mais la combinaison entre le temps verbal et l’expression temporelle.
Une bonne méthode consiste aussi à tenir un petit inventaire personnel des erreurs récurrentes. Trois catégories suffisent souvent : grammaire, vocabulaire, structure. Un apprenant qui note toujours “a/the”, “he go”, “I have seen him yesterday” voit immédiatement ses points faibles dominants et peut les travailler de façon ciblée.
Réflexes de correction utiles à l’oral et à l’écrit
- Vérifier que chaque phrase contient un sujet et un verbe principal.
- Contrôler les articles devant les noms dénombrables singuliers.
- Relire les temps verbaux en fonction du repère temporel de la phrase.
- Remplacer les faux amis par un mot simple et sûr si le doute persiste.
- Lire la phrase à voix haute pour repérer un ordre de mots inhabituel.
Ces réflexes sont particulièrement efficaces dans les situations de parole spontanée, où les erreurs surgissent vite. Plus les structures sont automatisées à l’oral, plus elles deviennent stables à l’écrit.
Erreurs fréquentes à surveiller de près
Les prépositions
Les prépositions sont souvent apprises mot à mot alors qu’elles dépendent surtout de l’usage : “interested in”, “good at”, “afraid of”. Dire “married with” ou “depend of” paraît logique dans certaines langues, mais reste incorrect en anglais. Les expressions figées doivent être mémorisées comme des blocs.
Les pluriels et les noms indénombrables
L’anglais distingue les noms dénombrables de ceux qu’on ne compte pas directement. On dira “two pieces of advice” plutôt que “two advices”, et “information” sans pluriel dans l’usage standard. Ce point provoque des erreurs fréquentes chez les apprenants qui appliquent mécaniquement la logique du pluriel à tous les noms.
Les questions et les négations
L’inversion dans les questions et l’emploi de “do/does/did” créent souvent des phrases fautives comme “You like coffee?” ou “He not like it.” Les structures correctes sont “Do you like coffee?” et “He does not like it.” En anglais, l’auxiliaire porte souvent l’information grammaticale principale dans les questions et les négations.
Comment progresser plus vite
La progression est plus rapide quand les erreurs sont corrigées dans des phrases réelles plutôt que dans des listes isolées. Les verbes, articles et prépositions deviennent plus stables lorsqu’ils reviennent dans des mini-dialogues, des récits personnels et des réponses spontanées. C’est particulièrement vrai pour les apprenants qui apprennent à parler : l’erreur entendue, corrigée et réutilisée reste mieux qu’une règle lue une seule fois.
Une approche simple consiste à réviser les erreurs les plus fréquentes en trois étapes :
- Observer : repérer la forme fautive dans une phrase réelle.
- Comparer : opposer la version incorrecte et la version correcte.
- Réutiliser : produire trois nouvelles phrases avec la forme correcte.
Cette boucle transforme la correction en automatisme. Elle est plus efficace qu’une relecture passive, surtout pour les erreurs récurrentes qui semblent “connues” mais reviennent pourtant à l’écrit ou à l’oral.
À retenir : Une erreur n’est pas un échec, mais une étape dans l’apprentissage. L’analyse métalinguistique — réfléchir sur la langue — est essentielle pour progresser. 6
Questions fréquentes
Pourquoi les mêmes erreurs reviennent-elles souvent ?
Parce qu’une forme comprise passivement n’est pas forcément automatisée. Une structure peut sembler évidente en lecture mais disparaître sous la pression de la parole ou de l’écriture rapide.
Faut-il corriger toutes les erreurs immédiatement ?
Non. Les erreurs les plus utiles à corriger sont celles qui reviennent souvent, qui bloquent la compréhension ou qui concernent des structures de base comme les articles, les temps verbaux et l’ordre des mots.
Les apprenants avancés font-ils encore ces erreurs ?
Oui. Même à un niveau élevé, certaines erreurs réapparaissent dans des contextes de fatigue, de vitesse ou d’inattention, surtout dans les structures irrégulières et les faux amis.
Les erreurs fréquentes en anglais ne disparaissent pas d’un seul coup, mais elles deviennent beaucoup plus rares dès qu’elles sont classées, comprises et entraînées avec régularité.
Références
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L’interférence de l’anglais sur le français chez les apprenants canadiens du français langue seconde
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Cartographie des erreurs en anglais L2 : vers une typologie intégrant système et texte
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An Analysis of Errors in Written English Sentences: A Case Study of Thai EFL Students.
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Grammatical Errors Found in English Writing: A Study from Al-Hussein Bin Talal University
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