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Construire des phrases complexes avec subordonnées

Explorez la structure des phrases en italien: Construire des phrases complexes avec subordonnées

Pour construire des phrases complexes avec des subordonnées en français, il faut comprendre que la phrase complexe est composée d’une proposition principale à laquelle s’ajoute une ou plusieurs propositions subordonnées. Ces subordonnées dépendent de la principale et sont introduites par des mots subordonnants (conjonctions de subordination ou pronoms relatifs). Cette structure permet d’exprimer des idées nuancées, des conditions, des causes, des temps ou des précisions supplémentaires, enrichissant ainsi la communication orale et écrite.

Étapes pour construire des phrases complexes avec subordonnées

  1. Identifier la proposition principale : C’est la phrase autonome qui contient l’idée principale. Par exemple : « Je pars demain. »
  2. Choisir le type de subordonnée :
    • Subordonnée complétive (introduite par “que”, ou conjonctions interrogatives comme “si”, “quand”, etc.)
    • Subordonnée relative (introduite par des pronoms relatifs comme “qui”, “que”, “dont”, “où”)
    • Subordonnée circonstancielle (indique le temps, la cause, la conséquence, la condition, etc., introduite par “quand”, “parce que”, “puisque”, “si”, etc.)
  3. Utiliser un mot subordonnant pour introduire la subordonnée. Ce mot est essentiel pour marquer la dépendance syntaxique de la subordonnée sur la principale.
  4. Assembler la phrase en plaçant la subordonnée avant, après, ou au milieu de la proposition principale selon le sens voulu. La position peut influencer l’emphase et le rythme de la phrase.

Types de subordonnées en détail

  • Subordonnée complétive
    Elle complète ou précise le verbe de la principale. Par exemple, dans « Je sais que tu viens », la proposition « que tu viens » complète le verbe « sais ». Ces subordonnées peuvent exprimer une opinion, une pensée, une déclaration ou une question indirecte.

  • Subordonnée relative
    Elle qualifie un nom ou un pronom dans la proposition principale. Par exemple : « La femme qui parle est professeure ». La subordonnée « qui parle » décrit « la femme ». C’est un outil essentiel pour éviter les répétitions et intégrer des informations précises.

  • Subordonnée circonstancielle
    Ces subordonnées apportent un complément circonstanciel (temps, cause, conséquence, but, condition, opposition, concession). Par exemple :

    • Temps : « Quand il arrive, je pars. »
    • Cause : « Parce qu’il pleut, la fête est annulée. »
    • Condition : « Si tu viens, je serai content. »
    • But : « Il travaille pour réussir. » (introduit souvent par « pour que »)

Exemples de phrases complexes avec subordonnées

  • Subordonnée complétive :
    « Il pense que la réunion commencera à l’heure. »
    (La subordonnée complète la pensée exprimée dans la principale.)

  • Subordonnée interrogative indirecte :
    « Elle se demande si le train est à l’heure. »

  • Subordonnée relative :
    « Le livre que tu m’as prêté est passionnant. »
    (La subordonnée précise lequel des livres.)

  • Subordonnée circonstancielle de temps :
    « Quand il pleut, je préfère rester à la maison. »
    (Indique le moment de l’action principale.)

  • Subordonnée circonstancielle de cause :
    « Il a réussi parce qu’il a beaucoup travaillé. »
    (Indique la cause de l’action principale.)

  • Subordonnée circonstancielle de condition :
    « Si tu viens demain, nous irons au cinéma. »

Particularités de la ponctuation et de la syntaxe

  • Virgules avec les subordonnées relatives explicatives : Lorsqu’une subordonnée relative apporte une information non essentielle (information supplémentaire, appelant une incise), elle est encadrée de virgules. Ex : « Mon frère, qui habite à Paris, vient me voir. »
  • Pas de virgule avec les subordonnées relatives restrictives qui définissent précisément le nom : « L’étudiant qui étudie beaucoup réussira. »
  • Placement de la subordonnée : La subordonnée peut apparaître en début, milieu ou fin de phrase selon le type et l’accent voulu. Par exemple, une subordonnée circonstancielle de temps se place souvent en tête pour marquer la temporalité : « Quand il arrive, nous mangeons. »
  • Ordre des mots : Dans la subordonnée, le verbe se place classiquement après le sujet, sauf dans les interrogatives indirectes où l’ordre peut sembler plus complexe (« Je me demande où il est. »).

Erreurs fréquentes à éviter

  • Confusion entre « que » et « dont » dans les subordonnées relatives : « dont » remplace un complément introduit par « de ». Par exemple : « Le livre dont je t’ai parlé », mais pas « le livre que je t’ai parlé ».
  • Omission du mot subordonnant : La subordonnée doit toujours être introduite par un mot subordonnant ; son absence crée une phrase incorrecte.
  • Mauvaise utilisation de la virgule : Placer une virgule devant une subordonnée restrictive déforme le sens (qui devient alors explicatif).
  • Inversion de l’ordre des propositions : Certaines subordonnées circonstancielles changent de sens selon qu’elles précèdent ou suivent la proposition principale.

Prononciation et fluidité dans la conversation

Dans la langue parlée, les phrases complexes avec subordonnées doivent rester fluides et naturelles. Les locuteurs natifs font souvent des liaisons et enchaînements entre la proposition principale et la subordonnée, notamment avec « que » (liaison obligatoire entre [k] et la voyelle suivante). Une pratique régulière avec des phrases courtes puis plus longues aide à maîtriser cette fluidité.

L’utilisation des subordonnées en conversation réelle montre une aisance dans la structuration de la pensée et dans l’expression d’idées nuancées. Leur maîtrise favorise une communication plus riche et naturelle.

Résumé pratique

Construire une phrase complexe efficace exige d’identifier la fonction de la subordonnée, d’employer le mot subordonnant approprié, et de soigner l’intégration syntaxique par la ponctuation et la position. Cette compétence permet de passer d’énoncés simples à des énoncés qui expriment simultanément plusieurs idées ou détails, indispensables pour un discours clair et précis en français.


En résumé, pour construire une phrase complexe, il faut relier une proposition principale et une ou plusieurs propositions subordonnées introduites par des mots-sous-répondants, selon le type et la fonction de la subordonnée dans la phrase.

Références