Quelles sont les expressions courantes pour commander au Japon
Quelles sont les expressions courantes pour commander au Japon
Pour commander au Japon, les formules les plus utiles sont très courtes : sumimasen pour interpeller le personnel, onegaishimasu pour formuler une demande polie, et arigatou gozaimasu pour remercier. Dans un restaurant, un konbini ou un café, quelques mots bien placés suffisent souvent à faire comprendre l’essentiel.
Les expressions de base à connaître
Voici les expressions courantes pour commander au Japon, notamment dans un restaurant ou un konbini (supérette) :
- Pour appeler le serveur : « sumimasen » (すみません) qui signifie « excusez-moi ».
- Pour demander de commander : « chūmon shite mo ii desu ka? » (注文してもいいですか?), « Puis-je passer commande ? »
- Pour commander un verre, une nourriture ou un plat : dire l’article suivi du compteur et « onegaishimasu » (お願いします), qui signifie « s’il vous plaît ». Par exemple, « biiru wo hitotsu onegaishimasu » (ビールをひとつお願いします) veut dire « une bière s’il vous plaît ».
- Les compteurs pour un, deux, trois sont : hitotsu (ひとつ), futatsu (ふたつ), mittsu (みっつ).
- Pour demander de l’eau : « o mizu kudasai » (おみずください).
- Pour dire « santé » en trinquant : « kanpai » (かんぱい).
- Pour demander si le repas peut être réchauffé dans un konbini : « kochira atatamemasuka? » (こちらあたためますか?) « Voulez-vous que je le réchauffe ?», avec réponse possible « hai, onegai shimasu » (はい、おねがいします) « oui, s’il vous plaît ».
- Pour demander des couverts : « ohashi wa otsuke shimasu ka? » (おはしはおつけしますか?) « Voulez-vous des baguettes ? »
- Pour demander le sac à la caisse : « reji bukuro wa go riyou desu ka? » (レジ袋はご利用ですか?) « Voulez-vous un sac ? »
- Pour demander la carte de fidélité : « pointo kaado wa omochi desu ka? » (ポイントカードはおもちですか?)
Ces formules sont les plus utilisées pour commander et se faire comprendre poliment au Japon dans des contextes de restauration ou achats alimentaires. 3, 5, 7, 8, 9
Comment les utiliser naturellement
Au Japon, la politesse passe souvent par des tournures simples plutôt que par des phrases longues. Sumimasen sert à attirer l’attention sans être brusque, un peu comme « excusez-moi » ou « pardon ». Onegaishimasu est la formule la plus polyvalente : elle peut accompagner une commande, une demande au comptoir ou une requête au serveur.
Dans un restaurant, la structure la plus pratique est souvent :
- nom de l’article + hitotsu / futatsu / mittsu + onegaishimasu
Par exemple :
- biiru wo hitotsu onegaishimasu : une bière, s’il vous plaît.
- kōhī futatsu onegaishimasu : deux cafés, s’il vous plaît.
- mizu onegaishimasu : de l’eau, s’il vous plaît.
Le japonais de la commande reste souvent très elliptique. Même une phrase incomplète est comprise si le ton est poli et si l’article est clair.
Les compteurs les plus utiles pour commander
Les compteurs japonais peuvent sembler déroutants, mais dans les situations quotidiennes, quelques formes suffisent.
- hitotsu = un
- futatsu = deux
- mittsu = trois
Ces formes sont pratiques pour commander des objets ou des portions quand le comptage spécifique n’est pas nécessaire. Dans un café, une supérette ou un petit restaurant, elles évitent de devoir choisir tout de suite un compteur plus technique.
Pour les boissons, les plats ou les articles simples, la formule la plus sûre reste :
- [article] + [quantité] + onegaishimasu
Dans un restaurant : phrases réellement utiles
Dans un restaurant japonais, quelques phrases reviennent souvent.
- sumimasen : pour appeler le personnel.
- kore onegaishimasu : ceci, s’il vous plaît.
- mizu onegaishimasu : de l’eau, s’il vous plaît.
- ohashi onegaishimasu : des baguettes, s’il vous plaît.
- osusume wa nan desu ka? : qu’est-ce que vous recommandez ?
Kore onegaishimasu est particulièrement pratique si le menu est long ou si la carte comporte des photos. En montrant le plat du doigt, la commande devient immédiatement compréhensible.
Au Japon, le service est souvent très fluide et rapide, donc les formules courtes fonctionnent mieux que les explications trop longues. Une prononciation claire de sumimasen et onegaishimasu fait déjà une grande différence.
Dans un konbini : ce qu’il faut entendre et répondre
Dans un konbini, l’interaction à la caisse est très codifiée. Le personnel pose souvent des questions courtes auxquelles une réponse simple suffit.
-
kochira atatamemasuka? : Voulez-vous que je le réchauffe ?
- hai, onegai shimasu : oui, s’il vous plaît.
- iie : non.
-
ohashi wa otsuke shimasu ka? : Voulez-vous des baguettes ?
- hai, onegai shimasu
- iie, daijoubu desu : non, ça va / inutile.
-
reji bukuro wa go riyou desu ka? : Voulez-vous un sac ?
- hai
- iie, kekkou desu : non merci.
-
pointo kaado wa omochi desu ka? : avez-vous une carte de points ?
- hai
- iie
Dans ce type de contexte, les réponses les plus fréquentes sont hai (oui) et iie (non). Daijoubu desu et kekkou desu servent souvent à refuser poliment sans paraître sec.
Les formules de politesse à retenir
Expressions de politesse usuelles :
- « arigatou gozaimasu » (ありがとうございます) = merci beaucoup.
- « itadakimasu » (いただきます) avant de manger (équivalent de « bon appétit »).
- « gochisousama deshita » (ごちそうさまでした) après avoir mangé pour remercier.
Ces trois expressions structurent presque toute l’expérience du repas. Itadakimasu se dit avant de commencer à manger, même lorsqu’on est seul. Gochisousama deshita se dit après le repas, au moment de partir ou après avoir terminé. Arigatou gozaimasu reste utile à tout moment pour remercier le personnel.
Prononciation : ce qui aide le plus à être compris
Le japonais de commande est généralement facile à prononcer pour les apprenants francophones, car les mots sont courts et les syllabes régulières. Quelques points aident beaucoup :
- u final souvent très léger dans la parole rapide, comme dans sumimasen.
- sh se prononce comme dans « chat » pour shimasu.
- r japonais entre le « r » et le « l », sans rouler fortement.
- voyelles longues à respecter, comme dans gozaimasu ou onegaishimasu.
La précision parfaite n’est pas indispensable. Dans un contexte réel, une prononciation stable de quelques mots clés est plus efficace qu’une phrase longue mais hésitante. La pratique orale régulière, notamment en conversation simulée, accélère souvent l’automatisation de ces formules plus qu’une simple lecture.
Les erreurs fréquentes à éviter
Quelques pièges reviennent souvent chez les débutants :
- Confondre politesse et complexité : les phrases longues ne sont pas nécessaires pour commander.
- Oublier de montrer l’objet : au Japon, le geste complète souvent la parole.
- Employer un ton trop direct : onegaishimasu adoucit la demande.
- Attendre une réponse très détaillée : en caisse ou au restaurant, les échanges sont généralement courts.
- Négliger les remerciements : arigatou gozaimasu et gochisousama deshita sont très appréciés.
Formules pratiques par situation
Pour aller à l’essentiel, voici les combinaisons les plus utiles :
- Au restaurant : sumimasen, kore onegaishimasu
- Pour une boisson : biiru onegaishimasu, mizu onegaishimasu
- Pour un plat : nom du plat + onegaishimasu
- Au konbini : hai, onegai shimasu, iie, daijoubu desu
- Pour finir : arigatou gozaimasu, gochisousama deshita
Ces formules couvrent la majorité des situations de commande au Japon, qu’il s’agisse d’un repas assis, d’un achat rapide ou d’une commande à emporter.