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Gestes courants dans les transports et lieux publics au Japon

Découvrir le langage corporel et les gestes au Japon: Gestes courants dans les transports et lieux publics au Japon

Les gestes courants dans les transports et lieux publics au Japon reflètent la culture japonaise basée sur le respect, la politesse et la discrétion. Voici les principaux gestes et comportements à connaître.

Gestes et comportements dans les transports publics

  • Le silence est très important. Il faut parler à voix basse ou ne pas parler du tout, et éviter les appels téléphoniques dans les trains, bus, et métros. Par exemple, dans les trains urbains de Tokyo, la règle tacite est de ne pas téléphoner du tout, même en mode silencieux, pour ne pas déranger les autres passagers.

  • Il est recommandé d’attendre en file d’attente de manière ordonnée, de respecter les zones prioritaires pour personnes âgées, femmes enceintes, et handicapés. Les files de métro sont souvent signalées par des marquages au sol très précis, notamment à la gare de Shinjuku, l’une des plus fréquentées au monde, où un mauvais positionnement peut ralentir la circulation des passagers.

  • Ne pas manger ni boire dans les transports (sauf dans le Shinkansen où il est courant de consommer un bento). Cette règle vise à maintenir la propreté, un élément essentiel de la société japonaise. Dans les trains régionaux, la consommation de nourriture est perçue comme grossière ou dérangeante.

  • En situation de foule, pour se frayer un chemin, il est courant de “couper l’air” avec la main tout en disant « sumimasen » (excusez-moi) pour signaler aux autres. Ce geste est un compromis entre la politesse et l’efficacité : il permet de se déplacer sans heurter ou bousculer directement les autres.

  • Ne pas faire de gestes brusques ni avoir de contacts physiques excessifs (comme les accolades) est crucial, car le contact corporel est généralement limité en public. Un simple sourire accompagné d’un petit signe de la main est souvent suffisant pour attirer l’attention ou remercier.

  • Les sacs à dos doivent être retirés dans les transports bondés et placés devant soi ou dans les porte-bagages pour ne pas gêner. Cette pratique est très répandue dans le métro de Tokyo aux heures de pointe, évitant ainsi les collisions et facilitant la circulation.

  • Il existe un geste courant d’inclinaison de la tête ou du buste (bowing) pour saluer, remercier ou s’excuser, ce qui remplace souvent la poignée de main. La profondeur de l’inclinaison varie selon le contexte : une légère inclinaison pour un simple bonjour, une plus profonde pour une excuse sincère.

Spécificités selon les transports

Dans les taxis japonais, il est courant pour le passager d’ouvrir et fermer lui-même les portes automatiquement contrôlées, mais un geste discret pour remercier le chauffeur peut inclure une inclinaison de tête à la descente. De même, dans les bus, il est habituel de déposer la monnaie dans une petite boîte située près du chauffeur tout en effectuant un bref salut.

Dans le cas du Shinkansen (train à grande vitesse), pendant que manger un bento est courant, il est aussi recommandé de débarrasser les déchets aux endroits dédiés à la sortie de la gare, ce qui souligne l’importance accordée au respect de l’ordre et de la propreté.

Gestes dans les lieux publics

  • Le salut traditionnel est l’inclinaison respectueuse et varie selon le contexte (plus ou moins profonde selon l’importance). Par exemple, dans un cadre professionnel, une inclinaison à 30 degrés est classique, tandis que pour des remerciements profonds, on peut aller jusqu’à un angle de 45 degrés ou plus.

  • Pointer quelqu’un directement du doigt est impoli ; il est préférable d’ouvrir la main avec la paume vers le haut pour désigner quelqu’un. Ce geste, plus doux, évite d’attribuer une intention accusatrice ou brusque.

  • Éviter de fixer quelqu’un du regard de manière insistante, car cela peut être perçu comme agressif. Le contact visuel est souvent plus subtil en public au Japon, reflétant une volonté d’éviter la confrontation ou la gêne.

  • Les Japonais privilégient la discrétion : éviter de parler fort, de rire bruyamment ou de faire des gestes exagérés en public. Dans un lieu comme un onsen (source chaude publique), il est aussi mal vu de gesticuler dans l’eau ou de perturber la tranquillité des autres visiteurs.

  • Montrer sa gratitude ou recevoir de l’argent se fait souvent avec les deux mains en signe de respect. Par exemple, lors du passage en caisse dans un magasin, le vendeur tend la monnaie avec les deux mains, et le client fait de même en acceptant, ce qui manifeste un échange respectueux et égalitaire.

Gestes liés à la gestion de l’espace public

Dans des lieux comme les parcs ou rues commerçantes, il est courant de voir les Japonais ramasser leurs déchets même s’il n’y a pas de poubelle à proximité, un geste social non verbal qui encourage le respect collectif de l’environnement urbain.

De plus, lever la main en signe d’excuse lorsqu’on bouscule légèrement quelqu’un dans une foule fait partie des petites manières qui maintiennent la cohésion sociale. Ce geste est souvent accompagné d’un « sumimasen » bref mais sincère.

Erreurs courantes à éviter

Un piège fréquent pour les non-Japonais est de confondre la politesse avec une distance froide : certains gestes comme l’inclinaison ou l’évitement du contact visuel ne signifient pas un manque d’accueil, mais un respect des codes sociaux de discrétion.

Autre erreur courante : téléphoner en pleine rame de métro. Ce comportement est perçu comme extrêmement impoli, car il dérange tout le monde et rompt le calme qui règne dans les transports publics.

Enfin, il est mal vu de manger sans discrétion en public hors des espaces dédiés, ou de marcher en mangeant, ce qui peut passer pour un manque d’éducation.

Pratique et prononciation

Dans les interactions courantes, le mot « sumimasen » est extrêmement utile et polyvalent, couvrant à la fois les fonctions d’excuses, de remerciement et d’appel à l’attention. Sa prononciation doit respecter la mélodie naturelle japonaise, avec un accent sur la première syllabe “su” et une prononciation modérée des syllabes suivantes pour sonner authentique.

La maîtrise de ces petits gestes et expressions, associés à une bonne prononciation, aide à intégrer rapidement la dynamique sociale japonaise et facilite la communication non verbale au quotidien. L’usage répété de ces formules dans des situations simulées avec un partenaire d’échange ou un tuteur conversationnel basé sur l’IA accélère l’adaptation à ces gestes culturels.

Ces gestes traduisent la volonté japonaise de maintenir une ambiance harmonieuse, polie et respectueuse dans les espaces publics et les transports en commun. 1, 2, 3, 4, 5, 6

Si besoin, des règles plus précises peuvent être données selon le type de transport ou le lieu public spécifique.

Références