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Vocabulaire des frais à prévoir (shikikin, reikin, koshinryo)

Découvrez le vocabulaire de l'immobilier en japonais !: Vocabulaire des frais à prévoir (shikikin, reikin, koshinryo)

Vocabulaire des frais à prévoir (shikikin, reikin, koshinryō)

Lorsqu’on loue un logement au Japon, trois termes reviennent souvent : shikikin (敷金), reikin (礼金) et kōshinryō (更新料). Le premier est une caution en principe remboursable, le deuxième est un paiement non remboursable, et le troisième est des frais de renouvellement du bail.

Ces trois frais peuvent fortement changer le coût réel d’emménagement. Dans certaines annonces, ils s’ajoutent au dépôt de garantie, aux frais d’agence et à la première mensualité, ce qui explique pourquoi un logement affiché à un loyer modéré peut demander un budget initial élevé.

Shikikin — caution (敷金, shikikin)

Le shikikin est une caution déposée au propriétaire pour couvrir les loyers impayés ou les réparations en cas de dégâts; le solde est généralement remboursé au départ après déduction des réparations raisonnables, hors usure normale. 1

Dans la pratique, il sert surtout à couvrir les frais de remise en état au départ du locataire. Si le logement est rendu dans un état normal, une partie importante du shikikin peut être restituée; en revanche, des dégâts visibles, des taches importantes ou des dégradations anormales peuvent être retenus sur cette somme.

Montant typique : souvent 1–2 mois de loyer (parfois plus pour les logements haut de gamme). 7

Exemple d’usage : « Le propriétaire a retenu une partie du shikikin pour réparer les taches sur le sol ». 5

Point important sur le remboursement

Le shikikin n’est pas forcément intégralement perdu. La question clé est de distinguer ce qui relève de l’usure normale — par exemple une légère marque liée à l’occupation ordinaire — et ce qui relève d’un dommage imputable au locataire. Cette distinction influence directement le montant récupéré à la sortie.

Reikin — “key money” non remboursable (礼金, reikin)

Le reikin est une somme non remboursable versée au propriétaire comme « cadeau » ou rémunération au moment de l’emménagement; historiquement un paiement de remerciement, il reste courant surtout dans les zones urbaines. 2, 1

Contrairement au shikikin, il n’a pas vocation à revenir au locataire au départ. Dans de nombreux cas, il s’agit d’un coût d’entrée pur et simple, ce qui le rend particulièrement important à prendre en compte quand on compare deux offres de location.

Montant typique : souvent 1–2 mois de loyer, mais varie selon l’offre et la demande. 5

Exemple d’usage : « L’appartement demandait un reikin d’un mois de loyer en plus du shikikin ». 1

Pourquoi ce frais surprend souvent

Le reikin est déroutant pour beaucoup de locataires étrangers parce qu’il ne correspond ni à un dépôt de garantie classique ni à un service clairement identifiable. En japonais courant, l’idée de « money given in thanks » est encore associée à ce terme, mais dans la vie locative moderne il fonctionne surtout comme une pratique contractuelle.

Dans les marchés plus compétitifs, certaines annonces mettent en avant l’absence de reikin pour attirer des locataires. Cela peut réduire le coût initial d’entrée, même si d’autres frais compensent parfois cette suppression.

Kōshinryō — frais de renouvellement (更新料, koshinryō / kōshinryō)

Le koshinryō est une somme payée pour renouveler le contrat de location (souvent tous les 1 ou 2 ans) et peut correspondre à un montant équivalent à un mois de loyer ou plus selon le bail; ce n’est pas systématique mais fréquent dans certaines régions et contrats. 2

Ce frais intervient après la première période du bail, au moment où le locataire souhaite rester dans le logement. Dans beaucoup de contrats, le renouvellement se fait par période de deux ans, et le koshinryō peut être dû à cette échéance.

Montant typique : généralement environ 1 mois de loyer (varie selon le contrat). 2

Exemple d’usage : « À la fin des deux ans, le locataire a dû payer le koshinryō pour prolonger le bail ». 2

À retenir sur la prononciation et les variantes

On rencontre les graphies koshinryō et kōshinryō en romanisation. Le mot vient du kanji 更新, qui signifie « renouvellement » ou « mise à jour ». En conversation, il est utile de reconnaître ce terme à l’oral, car il apparaît souvent dans les explications administratives liées au bail.

Autres frais souvent rencontrés

  • Frais d’agence (仲介手数料, chūkai tesūryō) : commission versée à l’agence, souvent équivalente à un mois de loyer. 2
  • Frais de nettoyage / réparation à la sortie : peuvent être déduits du shikikin si spécifiés ou facturés séparément; attention aux conflits sur ce qui est considéré comme usure normale. 8, 5
  • Assurance et frais administratifs : parfois demandés au moment de la signature (assurance locative, etc.). 5, 1

À l’échelle d’un emménagement, ces frais peuvent rapidement représenter plusieurs mois de loyer cumulés. Un bail avec shikikin, reikin et frais d’agence à un mois chacun peut déjà impliquer trois mois de loyer avant même de compter le premier loyer, l’assurance et les frais de renouvellement futurs.

Comment lire une annonce de location

Dans une annonce japonaise, les frais apparaissent souvent sous forme de lignes courtes et techniques. Les formules les plus fréquentes sont :

  • 敷金 1ヶ月 : un mois de shikikin
  • 礼金 1ヶ月 : un mois de reikin
  • 更新料 1ヶ月 : un mois de koshinryō
  • 仲介手数料 1ヶ月 : un mois de frais d’agence

Lire ces mentions correctement permet de calculer le coût d’entrée réel, qui est souvent plus révélateur que le simple loyer affiché. Un logement sans reikin peut sembler plus avantageux qu’un autre au même loyer, surtout si le dépôt initial est limité.

Conseils pratiques

  • Vérifier le contrat pour la nature exacte des frais récupérables ou non et la fréquence du koshinryō. 5
  • Demander un état des lieux détaillé à l’entrée (photos datées) pour limiter les déductions abusives sur le shikikin. 7, 8
  • Comparer les annonces « sans reikin » : le loyer peut être plus élevé en contrepartie. 2
  • Demander la répartition précise entre remboursable et non remboursable avant la signature, surtout quand plusieurs frais ont un nom proche.

En pratique, la compréhension de ces termes fait gagner du temps lors des visites et des échanges avec les agents immobiliers. La pratique orale aide aussi à automatiser ces mots techniques, car ils reviennent dans des situations très concrètes : devis, contrat, renouvellement et départ du logement.

Mini-glossaire utile en contexte locatif

  • 敷金 (shikikin) : caution remboursable en partie
  • 礼金 (reikin) : somme non remboursable versée à l’emménagement
  • 更新料 (kōshinryō / koshinryō) : frais de renouvellement du bail
  • 仲介手数料 (chūkai tesūryō) : frais d’agence
  • 原状回復 (genjō kaifuku) : remise en état du logement à la sortie

Le terme genjō kaifuku apparaît souvent dans les discussions sur la fin de bail, car il détermine ce qui doit être réparé et payé. Comprendre ce vocabulaire évite les malentendus sur le remboursement du shikikin et sur les frais réellement dus.

En résumé

Pour une location au Japon, le plus important est de distinguer trois idées simples : le shikikin se récupère parfois, le reikin ne se récupère pas, et le kōshinryō se paie au renouvellement. Ces frais n’ont pas le même statut ni le même moment de paiement, mais ils déterminent ensemble le coût réel du logement.

Références